Aumônier International

Aumônier International

 Fratern Masawe, S.J.

Fratern MASSAWE SJ

Fratern MASSAWE SJ

J’ai grandi dans le district de Rombo de la région du Kilimandjaro en Tanzanie. Lors de mon onzième anniversaire en 1967, j’ai vu notre curé, qui devint plus tard l’Évêque de Zanzibar, distribuant des vivres à quelques paroissiens, en effet à toutes les familles qui venaient de la partie frappées par la sécheresse de notre district;  ces personnes étaient servies sans discrimination. Il semblait être un être humain décent comme Jésus qui était désolé pour les affamés. Je crois que pour une personne âgée de onze ans la nourriture est une nécessité, et l’instinct de base est encore fort; quelqu’un qui a  faim doit être nourrit. C’est alors que j’ai été attiré à la prêtrise. J’ai senti le désir de servir, sans préjudice, ceux qui sont les plus nécessiteux, comme on le dit aujourd’hui, ceux qui sont en marge de la société.

J’ai été aumônier Panafricain du MIEC depuis 2006 et aumônier International depuis 2015 jusqu’à nos jours. Une chose que j’ai beaucoup aimé dans ce mouvement: c’est son potentiel de leadership. Depuis lors j’ai rencontré un nombre incroyable de MIECistes qui sont extrêmement doués – des médecins, des infirmiers, des ingénieurs, des avocats, des prêtres, des soeurs, des professeurs – qui sont éparpillés à travers le continent, dans les villages mais plus nombreux  dans les villes.

Je remercie, et je continue de remercier Dieu pour toutes les merveilles et bénédictions qu’il a accordé à notre cher mouvement, le MIEC. Toutes ces merveilles ont remplit ma vie de grâce et je pense que notre tâche en tant que membre du MIEC est de répandre sur notre continent Africain qui, aujourd’hui est parsemé de défis de toutes sortes et dans le monde enti

er ces bénédictions reçues de Dieu. Quel espoir pouvons-nous apporter au monde d’étudiant? Quelle différence pouvons-nous faire dans nos communautés? Chacun selon le nombre de talents qu’il a reçu, selon l’Evangile de Saint Matthieu (Mt.25: 19 – 23). Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement, c’est le minimum je pense.

En dépit de tous ces défis, voilà comment je pense qu’un membre du MIEC doit être, puisque nous ne sommes jamais satisfaits du statu quo, elle ou il doit aller au delà des tendances populaires de conduite dans la société. Ceux à quoi le MIEC les forme à s’attacher à certains vertus comme: la justice, l’exactitude, l’honnêteté, la transparence, la discipline, la compassion, l’amour et le don total de soi à celui qui nous crée. Les vertus mentionnées devraient être la force qui guiderait un MIECiste. Notre vie ne peut qu’être bénite avec toutes ces bontés divines.

Notre vie est donc illuminée par les bontés de Dieu. Et dans nos cœurs brûle un feu, une soif d’annoncer la bonne nouvelle et d’illuminer les vies des personnes avec notre amour partout où nous allons. Nous sommes spéciaux dans ce sens, notre cœur ne brûlait –il pas an nous tandis qu’il nous parlai en chemin et nous ouvrait les Ecritures- comme ceux des disciples d’Emmaus (Luc 24:32).

Les yeux de notre esprit sont éclairés et ceux qui viennent à notre chemin voient la lumière (Jn 9: 5). Ce sont des expériences transformatives que nous passons chaque jour quand nous vivons notre vie comme MIECistes dans la mission. Si nous tous mettons ces potentiels en œuvre notre monde serait sans corruption, et laplanète est techniquement rempli de la bonté du Seigneur.

 

Fratern Masawe, S.J.

31mai 2016